Si l’on en juge par le
nombre de formations proposées aux acteurs locaux sur le thème « apprendre à négocier », « les techniques de négociation », « négociez efficacement vos achats », et
si l’on admet que cette offre de formation répond elle-même à une demande, la pratique de la négociation devrait entrer progressivement dans les organisations publiques.
Le secteur public a en effet la réputation de ne pas avoir une culture de la négociation du moins dans le secteur de l’achat. La négociation des enveloppes budgétaires lors du vote des budgets fait partie des pratiques de la vie locale et personne ne songerait à reprocher à ceux qui les défendent de ne pas savoir négocier.
Autres enveloppes, autres temps, les affaires relatives au financement des partis politiques ont été révélatrices de pratiques, à l’évidence condamnables, mais contraires à cette idée répandue que le secteur public ne négocierait pas. Obtenir sur un marché, qu’un pourcentage soit versé à un organisme de financement d’un parti, constitue une forme de négociation portant sur un objet.
En l’absence de statistiques récentes et représentatives sur la pratique de la négociation dans le secteur public, on admettra que rien ne permet de mesurer des pratiques.
On admettra un certain brouillage dans la nature de la négociation. Négocier, c’est marchander et marchander, c’est magouiller
Cela constituerait donc encore une différence de pratique importante avec le « secteur privé » et un frein à la recherche d’économies
Dans un contexte de recherche d’efficience des politiques publiques, le constat si il était avéré traduirait une incapacité des organisations publiques à se réformer et à intégrer des pratiques efficaces
ajouter un commentaire commentaires (1) créer un trackback recommander
Derniers Commentaires